Au jour le jour

Ces petits gestes et messages qui sont de grands cadeaux

C’est bien de se lancer et de prendre des risques …
En ce jour de votre vie, je crois que Dieu souhaite que vous sachiez que c’est bien de se lancer et de prendre des risques.
Il n’y aucune garantie que tout va se passer exactement comme vous le vouliez, mais il y a la garantie que cela puisse ne pas arriver si vous avez peur de tenter votre chance.
« Qui ne risque rien n’a rien » n’est pas juste un vieux dicton sympa. C’est la sagesse même. Appliquez ce dicton.
Avec tout mon amour, votre ami…
Neale Donald Walsh

Déjà vendredi. Je n’ai pas vu les jours passer !

Mardi, j’ai (fait) déménagé mes affaires à l’entrepôt et suis allée passer la nuit chez un ami. Je suis à nouveau officiellement SDF comme de 2015 à 2019 et j’en suis heureuse. Il ne s’agit pas d’avoir du courage – comme plusieurs m’admirent à ce sujet – mais tout simplement que je suis mon intuition, mes envies, mes rêves afin de les réaliser.

Le seul courage à avoir, c’est de DÉCIDER ce qu’on veut vivre. Après, tout se passe tout seul pour qu’on se lance dans l’aventure et que tout se place comme ça doit afin de réaliser ce qu’on veut. Pas toujours de la façon qu’on pense ou qu’on aimerait mais de la meilleure façon qui soit pour qu’on continue à apprendre, à grandir, à guérir de vieilles affaires, pour être plus heureux.

J’avais loué un garde-meubles de 7’x10′ (6,5 m2), pensant que j’en aurais assez puisque j’ai vendu mes électroménagers. Les déménageurs ont cordé chaque boite et meuble jusqu’au plafond. Il manquait de place pour quelques boites qui ont été mises dans un autre petit local, prêté par l’entrepôt « pour pas que ça vous coûte plus cher en prenant un plus grand local » m’offrit le propriétaire. J’ai été très touchée de ce cadeau mais, quand j’ai regardé mes affaires cordées jusqu’au plafond, je me suis soudain sentie submergée et envahie. C’est fou la quantité de choses qu’on doit avoir pour vivre dans un petit appartement ! J’avais hâte de laisser tout ça là et partir avec ma valise, même si elle pèse quand même 23 kgs ! 😉

Mercredi, j’ai pris la route pour venir chez mon amie Carol à Sherbrooke avec qui j’organise un voyage-stage en Grèce juste après Pâques 2021. Un nouveau concept que j’inaugure avec elle. Un rêve qui se réalise pour elle. On vous en parle tout bientôt.

Sur la route de Québec à Sherbrooke, je me sentais différente. Libérée du poids des affaires de la maison mais aussi que je ne pars pas pour cette nouvelle aventure nomade de la même manière que les autres années. Je ne saurais dire. Quelque chose est différent pour cette septième année de vadrouille. Plus ancrée. Plus solide. Plus confiante. Plus alignée. Plus… les mots sont encore flous.

Jeudi, soit hier matin, je me lève à 5h30 après une bonne nuit. Je suis de bonne humeur. Je prépare mon thé avant de m’installer devant mon ordi pour voir mes messages et travailler, comme tous les matins, 7/7 depuis des années. En quelques minutes, j’ai accueilli trois beaux cadeaux qui m’ont beaucoup émue. La journée commençait très bien !

Le premier : j’avais lancé l’idée d’organiser un atelier en octobre prochain à une amie du centre de la France. Pas n’importe quelle amie : une cliente en consultation en 2018 qui a ensuite participé à la Grande Traversée 2019 et qui est devenue une amie. Les prises de conscience et les transformations qu’elle a opérées en elle l’ont fait prendre plusieurs décisions vers un avenir plus heureux et créateur et c’est tellement beau de la voir aller !

Donc, hier matin à mon lever, j’avais des messages d’elle concernant la salle, la date, etc… et tout s’est placé tout seul pour un atelier Mon Nouveau Monde au Coeur de Soi les 17 et 18 octobre 2020 à Aynac (46). Je vais découvrir une nouvelle région de France. Je me réjouis de revoir cette amie et de passer ces beaux moments avec les participants.

Le deuxième : un message d’un participant à La Grande Traversée de juillet au Québec qui m’annonce qu’il est maintenant en couple avec une des participantes de ce même stage. Que leur amour s’est déclaré à la fin de la semaine du stage. Que les transformations et guérisons qu’ils ont opérées durant le séjour leur ont permis de s’ouvrir l’un à l’autre et à une relation telle qu’il la désiraient depuis longtemps. Sa nouvelle conjointe m’avait envoyé un petit message la veille pour me l’annoncer mais le message du monsieur était rempli de tant de gratitude et de reconnaissance que j’en ai eu les larmes aux yeux et le coeur tout chaud.

Ce genre de cadeau n’a pas de prix. Celui de savoir que ce que je partage dans mes stages amène les gens à de si belles transformations. J’en reçois des témoignages régulièrement, et parfois même des années après, mais celui-là est le plus beau que j’aie jamais reçu. Merci la Vie de me permettre d’animer ces stages avec tant de beaux résultats ! Je me sens très privilégiée et remplie de reconnaissance et de gratitude de pouvoir offrir ces moments aux participants et d’être ainsi dans ma mission de vie.

Le troisième et celui qui m’a le plus touchée : comme je vous en avais déjà parlé, j’ai deux filles de coeur. La première a une petite fille née en mai 2019 et est maman solo. La deuxième est enceinte et a un amoureux. Comme elle est brouillée avec sa famille – qui est aussi la mienne mais je n’ai pas non plus de liens avec ce côté de la famille -, je suis sa seule famille de ce côté familial. C’est à elle que j’ai envoyé dernièrement un paquet de petits vêtements de bébé dont plusieurs tricotés de mes mains.

Donc, je placote avec elle via Messenger car je lui avais dit que je passerais les voir entre deux stages. On organise le tout et elle me raconte ensuite combien elle est heureuse d’être enceinte et qu’elle le sent bouger, combien cela la remplit d’amour et qu’elle espère que « quand tu seras là, je pourrai te faire partager ce petit bonheur en posant ta main sur mon ventre si tu veux bien ».

En lisant ces mots, mon coeur a roulé dans l’eau et une larme a coulé. Je n’ai jamais osé le faire, ni le demander, et on ne me l’a jamais proposé. Comme je n’ai pas eu d’enfants, je ne sais pas ce que c’est que mettre la main sur le ventre d’une future maman. (Je reste, par ailleurs, toujours estomaquée quand je vois une femme mettre la main sur le bedon d’une femme enceinte, même si c’est son amie ou sa soeur, sans y avoir été invitée. C’est quand même son ventre, pas un truc extérieur à elle et encore moins public !). Qu’elle me propose d’y poser ma main m’a profondément touchée car j’ai une histoire derrière cette situation….

L’histoire est que, la seule fois où j’ai voulu poser ma main sur le gros ventre de maman qui attendait des jumeaux, j’ai été rabrouée par mon beau-père. J’avais cinq ans. Maman venait de me proposer de toucher à son ventre, toute heureuse que je m’y intéresse et de partager son bonheur avec moi. Personne ne m’avait dit ce qui se passait et ce qui allait arriver dans la maison bientôt. Comme pour leur mariage et le déménagement. Faits accomplis ! J’aurais apprécié qu’on m’avertisse même si je n’avais que cinq ans.

Ce matin-là, un dimanche, j’avais enfin osé demander à ma mère pourquoi elle avait un si gros ventre car elle ne m’en avait jamais parlé. Elle m’avait alors expliqué que j’allais avoir un frère et/ou une soeur bientôt qui étaient dans son ventre. Elle m’a ensuite demandé si je voulais y toucher. J’ai dit oui et ai levé tout doucement la main vers le ventre de maman. Elle était toute souriante et avenante. Je me souviens encore de sa belle robe bleue et rose. Ce devait être un moment de bonheur entre elle et moi, moments rares depuis leur mariage et l’intrusion de cet homme tyrannique et violent entre maman et moi.

Le beau-père, qui venait de se lever (tard) et prenait son café avec sa moue désagréable, me lança alors : « Touche pas à ça ! C’est pas à toi ! ».

Ma main est retombée. Le sourire de ma mère s’est changé en O avec un point d’interrogation dans les yeux. Elle n’avait jamais entendu de tels propos sur de tels tons avant d’être mariée avec cet homme et elle ne savait comment y réagir. Elle figeait devant ses propos agressifs et dégradants, devant sa violence psychologique – et parfois physique – et moi aussi. Ni elle ni moi n’étions outillées pour nous défendre. La violence était un monde tout à fait inconnu pour nous. J’ai baissé les yeux et suis partie dans ma chambre, encore une fois, car je sentais que je n’avais vraiment rien à faire dans cette nouvelle famille reconstituée depuis peu. Le bonheur que j’avais vécu avec maman les années précédant ce mariage avait presque totalement disparu et je ne comprenais rien de ce qui se passait depuis.

Je n’ai ensuite jamais osé poser ma main sur le ventre d’une future maman ni même le demander. Alors, qu’on me l’offre si gentiment est un cadeau inestimable, surtout provenant de cette belle fille de coeur qui en a aussi bavé dans sa jeunesse et qui a, malgré toutes les embûches, réussi à devenir une belle femme qui réussit sa vie amoureuse autant que professionnelle et bientôt, familiale ! Je suis très heureuse de la voir aller après tout ce qu’elle a vécu. Je sais que quelques petits gestes, et paroles, que je lui ai offerts l’ont aidée dans son chemin.

N’oublions jamais ces petits gestes, ces mots qui font du bien, même si on est parfois gêné(e) de les donner. Ils peuvent aider à faire grandir positivement quelqu’un dont on ne se doute même pas de sa souffrance.

Un petit geste, un petit message, un élan du coeur
peut transformer une vie vers le Bonheur !

Ne sous-estimez jamais votre élan du coeur à faire un geste ou envoyer un message à quelqu’un !

De tout ❤ ensemble vers un monde meilleur, celui que nous voulons.

PS : merci de laisser vos commentaires sous cet article et non dans Facebook ou autre, qu’il reste avec l’article.

Dominique Jeanneret

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Mes prochaines activités :

Il reste des places !

France

7 & 8 novembre 2020 à Douvaine (FR)
Atelier de développement personnel thérapeutique
Mon Nouveau Monde au Coeur de Soi

Suisse

Vendredi 13 novembre 2020 à 19h30 à Aigle
Soirée de méditation et ressourcement

Samedi 14 novembre 2020 à Aigle
Journée de ressourcement
Réaligner sa vie vers ce qu’on veut vraiment

 

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