Au jour le jour,  Voyages

De Montréal à Montpellier en passant par Lyon

Aujourd’hui

14h17. Il fait 30 degrés sur la terrasse ombragée. Le carillon roucoule de sa douce mélodie à chaque brise qui l’effleure. La rose sourit au soleil dans son pot blanc. Bouddha médite sur son autel.

Je suis chez mon ami Alain, en plein Montpellier, dans le sud de la France, où je suis arrivée hier après avoir passé deux jours à Lyon chez une nouvelle amie, Bernadette, et son mari.

Ça fait du bien de retrouver la belle chaleur de l’été que j’apprécie alors que le Québec a déjà commencé à refroidir près de zéro degré Celsius la nuit. Je ne perds rien pour attendre 😉 : nous serons dans les Pyrénées ce week-end où il fera pas mal plus frais !

Je vous raconte mes premiers jours en France.

Dimanche – Montréal (Québec)

C’est le jour du départ. I go to France tonight ✈️

Arrivée à l’aéroport. Tout est calme. Pas d’enregistrement automatique à la borne. Je dois faire la file durant plus de 30 minutes pour arriver à l’agent pour déposer mes bagages. Beaucoup de monde voyage quand même. Je m’étonne. Au haut-parleur, une dame nous enjoint à garder la distanciation de deux mètres entre inconnus. Dur à faire dans la ligne vers les agents d’embarquement. L’un derrière l’autre ça va mais pas l’un à côté de l’autre le long des lignes. Ils n’ont pas laissé une ligne vide entre deux…

Une fois arrivée au comptoir de dépôt des bagages, l’agent vérifie mon passeport canadien et me dit que je ne peux pas aller en Belgique, mon escale vers Lyon, même si c’est en transit. Il va quand même voir sa superviseure et revient en me confirmant que je ne peux pas aller en Belgique mais qu’il peut me mettre sur un vol pour Paris.

– La France accepte les Canadiens, pas la Belgique, m’explique l’agent.
– Pourquoi pas la Belgique ?
– Parce que le Canada ne les accepte pas. Ils font pareil !

Ouin, pas fort les guéguerres interpays. Je réfléchis. Je n’ai pas envie de passer par Paris.

Je sors mon atout. Mon passeport suisse. L’agent le passe dans la machine. Tout est beau. Il me donne mon boarding pass et me souhaite bon voyage en me disant de ne pas utiliser mon passeport canadien pour ce voyage puisque je suis enregistrée avec le suisse.

Je passe la douane sans souci et sans aucune question du douanier sur ce que je vais faire en France avant de prendre le long corridor jusqu’à l’aire d’embarquement. Tous les magasins et restos sont fermés. Seuls des petits kiosques alimentaires offrent quelques snacks et boissons. Tout est calme, comme si de rien n’était…

Dans l’avion, les places ont été distribuées près des hublots ou dans l’allée – soit avec une place libre entre deux -, de chaque côté de l’avion. Personne dans les rangées de trois places au milieu de l’avion. Après le décollage, beaucoup sont allés s’installer dans les rangées du centre.

On nous a servi un repas sous plastique dont un beau gratin d’aubergines… froid. J’ai demandé à l’agente de bord pourquoi on ne peut pas l’avoir chaud ? « Pour qu’il y ait le moins d’interactions avec la nourriture » me répond-elle. Quand même pas compliqué de les mettre dans le four, surtout que ce ne sont que les mêmes agents qui les manipulent jusqu’à nous les distribuer. Il a bon dos, le virus…

Arrivée à Bruxelles, le lendemain matin, je dois passer par une douane sur le chemin du transit. Je dois remplir un document d’informations. Il en reste juste une feuille sur la table que m’a indiquée le douanier. Je lui en fais part. Il me répond que nous étions 20 en transit du Canada et que j’étais la dernière = dernière feuille car ils en mettent le nombre exact. Est-ce que nous étions 20 voyageurs avec un passeport autre que le canadien qui ont pu transiter par la Belgique ? Je suis restée tellement surprise quand le douanier m’a répondu que je n’y ai même pas pensé mais quelque chose d’illogique me titillait…

Lundi – Lyon

Statue devant la gare SNCF de l’aéroport de Lyon, un homme heureux et son lion

Je suis arrivée de Montréal dans la matinée à l’aéroport de Lyon où une de mes filles de coeur, la maman de Mila, est venue m’accueillir et luncher avec moi. J’étais très heureuse de les voir, elle et sa fille, et de prendre le temps d’échanger. Ça commençait bien mon voyage dans le coeur !

Dès ma sortie de l’aéroport, à l’air libre, sans avoir été aucunement questionnée par le douanier sur les raisons qui m’amènent ici, j’ai tout de suite réalisé que le port du masque était obligatoire tant à l’intérieur qu’à l’extérieur des lieux publics.

Même si les hauts-parleurs de certains lieux demandent la distanciation, on dirait que tout le monde s’en fiche. Les masques, par contre, sont portés par 99,9 % des gens, parfois sous le nez mais aucune police n’est présente et aucune amende n’est donnée.

Bernadette est ensuite venue me chercher pour m’emmener chez elle où elle m’a gâtée durant deux jours non-stop. J’ai tellement été choyée par tant de bonté et de générosité ! Je ne m’y attendais pas du tout et, comme je n’en ai pas du tout l’habitude, j’ai dû respirer profondément plusieurs fois pour me laisser accueillir tous ces cadeaux que j’ai reçus avec une immense gratitude et une profonde reconnaissance !

Bernadette m’avait contactée il y a plusieurs années, via un de mes blogs qu’elle suivait quotidiennement (et suit toujours). Ils étaient venus séjourner à la maison quand j’habitais à Québec, en 2012 ou 2013. Nous n’avions pas vraiment eu le temps d’échanger alors, ce que nous avons enfin pu faire lors de ces deux jours.

Dix heures de sommeil quasi non-stop ont ensuite permis à mon décalage horaire de se décaler. Encore deux nuits et je devrais être revenue à la vie normale.

Mardi – Lyon

Premier matin à Lyon avec le marché de la Croix Rousse, un nid à découvertes et surprises. Avant d’y arriver, nous étions derrière un trolleybus, ce que je n’avais pas vu depuis mon enfance à Neuchâtel en Suisse. Une belle façon non polluante pour les transports en commun (photos à la fin de l’article).

Eglise St-Jean

Une participante à un stage de 2011 à Lille, avec qui j’étais toujours restée en contact, avait lu mon post dans Facebook disant que j’étais à Lyon ce jour-là et m’a proposé que nous nous rencontrions. Lyonnaise d’origine, elle a vécu longtemps à Lille avant de revenir, en janvier dernier, s’installer dans sa ville natale qu’elle adore. Elle s’est jointe à Bernadette et moi et nous avons passé une soirée fort agréable. Elle nous a notamment parlé de sa ville en nous partageant beaucoup de connaissances fortes intéressantes.

ll fait chaud à Lyon, plus de 32oC. Le masque fait transpirer. Je le garde toujours sous le nez. J’étouffe si je le mets sur le nez. Personne ne me dit rien.

Nous avons fait une petite visite du vieux Lyon, les « traboules« , la place Bellecour, le pont, la cathédrale St-Jean dans laquelle tous les bancs avaient été enlevés. Seules quelques chaises étaient installées en avant pour prier.

Nous avons suite pris le funiculaire pour aller à la basilique N.-D. de Fourvière sur la colline où nous avons pris le temps de nous asseoir et faire une petite méditation.

De là-haut, la vue à 180 degrés sur la ville nous fait découvrir une architecture très homogène de maisons des siècles passés, de couleur crème aux toits de briques rouges d’est en ouest, agrémentée par quelques buildings qui émergent et pointent vers le ciel dans un style beaucoup plus carré, comme « le crayon » (ci-bas sur la photo) ou le building avec le toit en pente. J’aime cette architecture ancienne qui n’est pas dénigrée par un urbanisme moderne intrusif comme à Québec, par exemple.

Nous sommes ensuite allées souper au Fav, un resto pas loin de la basilique avec une terrasse illuminée de petites lampes sur des cordes, comme dans les guinguettes. La spontanéité de cette rencontre et de ces retrouvailles fut des plus agréables !

Mercredi – Lyon à Montpellier

Il reste quelques heures avant que je prenne le train pour Montpellier. Bernadette me présente en détails Happy Parents, son école et toutes les publications qu’elle a mises au point depuis des années afin d’aider les jeunes en difficultés scolaires et sociales ainsi que leurs parents et les enseignants.

Happy Parents a pour heureuse mission d’aider les enfants en difficulté du primaire au collège à travers une approche de coeur. Du coeur et de l’amour, Bernadette en a le coeur qui déborde car sa mission est importante à ses yeux. Les résultats sont probants et heureux. Coaching en ligne ou en présence, livres papier et ebooks, cours en ligne par vidéos (des dizaines!), Happy Parents offre des outils faciles, utiles et importants pour permettre aux jeunes de passer à travers les années scolaires avec succès et facilité. Cette école permet aussi d’aider, soutenir et former les parents et les enseignants à aider les enfants dans leur apprentissage ainsi que face aux diverses difficultés de la vie à tous les niveaux.

Il est temps d’aller prendre mon train après un délicieux repas concocté avec amour par Bernadette, notamment une tarte chèvre à la menthe… mmmhhhh…. !

Dans le train

Je monte dans le train à Lyon direction Montpellier. Aucune distanciation n’est imposée : on est assis les uns à côté des autres comme dans la vie « normale ». Le train est presque plein. Les bagages se côtoient et s’empilent. Les gens se parlent. On met notre masque sous notre menton. Aucun agent ne passe durant le voyage. Ça fait du bien de revenir vers une vie plus normale.

J’écoute d’une oreille une conversation d’un belge avec un francais. Ils ne sont pas dupes. Ils se sentent manipulés et pris pour des imbéciles tellement il y a de non-sens dans les consignes du gouvernement.

Les gens respectent les consignes pour éviter les confrontations avec les forces de l’ordre, ce que je fais aussi, j’avoue. Je n’ai pas d’énergie pour me faire entendre car c’est une bataille perdue d’avance. On tolère donc pour le moment tout en continuant à vivre au plus près de nos valeurs et en repoussant certaines limites en douceur (comme de mettre le masque sous le nez).

Jeudi

Il est temps d’aller faire les courses pour préparer le stage qui débute demain dans les Pyrénées… puis de prendre du temps pour relaxer un peu. Même si les rencontres sont toujours fort agréables, j’ai l’impression de ne pas avoir eu le temps de m’arrêter seule et tranquille depuis que j’ai posé le pied sur le sol français lundi ! Vous écrire me ravit car c’est une des façons qui me permet de me ressourcer tout en étant seule avec mon moi-même.

Je reviendrai vous raconter la suite dans les jours qui viennent, au fur et à mesure de mon voyage. En attendant, vous pouvez toujours me suivre quotidiennement sur Facebook (merci de ne pas me demander en ami car le profil est presque plein mais vous pouvez vous y abonner et cocher pour recevoir les notifications de publications).

De tout ❤ ensemble vers un monde meilleur, celui que nous voulons.

PS : merci de laisser vos commentaires sous cet article et non dans Facebook ou autre, qu’il reste avec l’article.

Dominique Jeanneret

© Tous droits réservés. Reproduction interdite des textes et photos sans mon autorisation.

Dans l’avion de Montréal à Bruxelles puis arrivée à Bruxelles
Paquet reçu dès le décollage : gants en plastique, alcool et lingettes pour se nettoyer les mains, écouteurs, eau et bretzels. Plus tard, le repas… froid.

 

À Lyon, Bernadette et moi, la tour, la ville, la basilique de Fourvière vue d’en bas, l’Hôtel-Dieu, ancien hôpital
Eglise St-Jean près du funiculaire et une terrasse d’un petit bistrot typique
Montée vers Fourvière, la basilique, la vue depuis la terrasse, un bon repas au Fav

Mes prochaines activités :

Il reste des places !

 

France

7 & 8 novembre 2020 à Douvaine (FR)
Atelier de développement personnel thérapeutique
Mon Nouveau Monde au Coeur de Soi

Suisse

Vendredi 13 novembre 2020 à 19h30 à Aigle
Soirée de méditation et ressourcement

Samedi 14 novembre 2020 à Aigle
Journée de ressourcement
Réaligner sa vie vers ce qu’on veut vraiment

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